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Le mot du Rédacteur en Chef
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octobre 2005

La chute d'un mythe

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L’homme a besoin de mythes pour se rassurer et pour alimentent ses espoirs.

Avant la guerre de 1939, on disait de l’autre côté du Rhin que la France était le pays où coulaient le lait et le miel.

Cela ne nous a pas porté chance et un an plus tard, les espoirs se sont reportés sur l’Amérique, encore recroquevillée sur elle même.

Il a fallu un coup de semonce, Pearl Harbourg pour que l’Amérique se réveille et se mobilise sous l’impulsion du Président Franklin D. Roosevelt pour s’opposer victorieusement à l’axe germano-nippon triomphant.

On connaît la suite, l’Amérique réputée jusqu’à présent première puissance économique, technique et politique, sans laquelle rien ne pouvait se concevoir ni se réaliser et que des résultats militaires d’après guerre peu convaincants n’a pas entamée.

Cependant depuis les dernières élections présidentielles, la croisade contre le terrorisme en Afghanistan et en Irak, des doutes ont pu naître sur la puissance réelle de l’Amérique, alors que d’autres puissances économiques se révèlent en Asie.


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Fin août, les ravages provoqués dans les trois états qui bordent le Golfe du Mexique par un cyclone d’une puissance majeure ont peut être définitivement semé le doûte dans les esprits, quand à la puissance réelle des Etats Unis et à leur capacité de réaction même face à une catastrophe naturelle.

Katrina, avant de s’abattre sur ces trois états, d’une surface égale à la moitié de celle de la France, s’est avancé à son rythme et sa force destructrice a été largement évoquée et commentée par les médias.

Pendant tout ce temps, l’administration fédérale placée sous l’autorité du Président George W. Bush ne s’est pas manifestée alors que ce dernier étant en vacances dans son ranch du Texas.

C’est finalement le maire de New Orleans, la ville la plus importante et la plus exposée de la région, qui a exhorté ses administrés à quitter la ville, mais sans en donner les moyens au plus démunis.

Il faut savoir qu’aux Etats Unis, l’administration fédérale détient uniquement une partie des pouvoirs régaliens mais que l’essentiel des pouvoirs et des moyens est décentralisée entre les mains des Etats de la fédération.

Cette situation fragilise l’ensemble et le rend peu homogène.

En outre, fait aggravant, l’essentiel des moyens militaires indispensables pour faire face à une, situation extrême est actuellement en mission en Irak.

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Après le passage du cyclone, rien ne s’est passé pendant deux jours.

Le monde entier a assisté à des scènes de détresse digne de la pire des régions sous développés et ce sans la moindre réaction officielle de la part de George W. Bush, encore terré dans sa ferme.

Il a fin par apparaître en public en s’entourant de ses deux prédécesseurs, l’ex président Bush, son père et Bill Clinton.

Après avoir refusé toute aide internationale, il a fini par solliciter celles de l’Union Européenne et de l’ONU.

Une demande particulière à trait à l’approvisionnement en produits pétroliers en raison de la paralysie temporaire des installations du Golfe du Mexique.

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Les pertes humaines et matérielles sont certes considérables mais on comprend difficilement l’apathie qui a gagné le pays avent, pendant et après le passage du cyclone.

S’agit il d’un manque de moyens ou d’un déficit de réactivité, voir probablement les deux.

En conséquence il est probable que le mythe de la suprématie des Etats Unis a vécu et aura du mal ressurgir.

Comme la nature n’aime pas le vide, il y a une place à prendre, qui pourrait revenir à la vieille Europe, si elle était unie.


le rédacteur en chef

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