OGM contre pesticide

OGM = fausse solution contre pesticides rapidement...

Est il utile de rappeler que les plantes rendues tolérantes aux désherbants favorisent leur utilisation abusives, que ces plantes (enrichies en désherbant => voir les études récentes remettant en cause le caractère peu dangereux de certains produits à base de glyphosate) seront consommées par des animaux sauvages et éventuellement domestiques (sous formes de tourteaux par ex), et que lorsque ces gènes de tolérance seront acquis par les mauvaises herbes parentes, la solution OGM pourrait bien s'avérer pire que le mal et encourager ou nécessiter l’usage de nouveaux désherbants totaux ou spécifiques encore plus toxiques. Idem pour les plantes dites protégées des insectes.

Elles sécrètent elles même leur propre pesticide, ex :le maïs Bt pollue localement la rhizosphère (la zone racinaire, dans le sol, à l’abri des UV solaires), mais pour un certain temps, et à des doses bien plus importantes que celles libérées par l’agriculture bio qui utilise aussi cette toxine « naturelle ».

Et le gène insecticide est aussi actif dans le pollen, ce qui était voulu par les producteurs puisque la jeune chenille commence souvent par consommer du pollen déposé sur les feuilles au sortir de l'oeuf. Et quid des risques allergiques à la nourriture, mais aussi aux pollens OGM-pesticides ? Ont ils été vraiment étudiés ?

Attention aux vrais fausses bonnes solutions. ce document laisse entendre que pour diminuer l'usage des pesticides, il faut des cultures insensibles aux parasites. problème : les espèces coévoluent rapidement dans la nature, et les OGM vont générer rapidement des adaptations, et comme il s'agit de monocultures parfois immenses (millions d'ha), ce sont les conditions idéales pour les conditions d'explosion démographique les plus brutales pour des espèces qui se seront adaptées aux "résistances" transgéniques... une autre solution, est de ne pas favoriser les parasites avec d'immenses monocultures qui, OGM ou non, favorisent les pullulations.

Des mosaïques de cultures d'espèces variées et de plantes génétiquement variés mais non OGM avec maillage de haies, talus, zones humides, zones refuges pour les prédateurs naturels des parasites et au pire lutte intégrée sont une solution qui pourrait bien être aussi rentable et même bien plus peut être, et présenterait bien d'autres intérêts.

D'autant que les résistances aux insecticides et aux OGM insecticides se développent déjà sur le coton Bt par exemple.

Florent Lamiot

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