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L’inquiétude
est née du scandale du lait contaminé à la
mélamine, une substance utilisée dans les colles et
les résines, qui a intoxiqué en Chine des dizaines
de milliers d’enfants au point de devoir être hospitalisés
et dont 4 sont, selon les déclarations officielles, décédés
des suites leur intoxication.
Depuis, les
analyses effectuées dans des pays importateurs de denrées
incorporant des produits laitiers en provenance de la Chine ont
conduit à au retrait de certains produits de la vente, par
mesure de précaution, parce que présentant de traces
de mélamine, sans toutefois constituer un danger réel
pour le consommateur.
La Chine est
devenue, avec le temps le premier producteur agricole du globe et
en trois ans, entre 2005 et 2007, ses exportations en direction
de la France ont bondi, en valeur, de 44%.
Cette progression,
qui concerne essentiellement des produits dits de première
transformations comme le concentré de tomates, les jus de
fruits, ou encore les champignons déshydratés, sont
importés par les industriels de l’alimentaire pour
être incorporés dans leur propre production.
L’agroalimentaire
devient de plus en plus une industrie d’assemblage de produits
venus du monde entier, qu’il faut vérifier, en fonction
de leur provenance.
Or les règles
d’étiquetage n’imposent pas de mentionner la
provenance géographique d’un ingrédient quand
il se trouve dans un produit transformé, mais combien seraient-ils
à y prêter attention, s’il en était autrement
?
Le consommateur
retrouve des produits venus de Chine, dans les yaourts et autres
produits laitiers aux fruits, la confiture, les jus de fruits et
les plats cuisinés.
Aujourd’hui,
le fait de leur provenance les rend suspects à cause du scandale
du lait contaminé, en l’absence de tout contrôle
systématique.
Or, l’attrait
des produits de première transformation provenant de Chine,
pour les industriels, s’explique par les prix bas qui y sont
pratiqués et qui ne résisteraient pas à leur
contrôle systématique sur place et à celui rendu
nécessaire à l’arrivée, pour assurer
la sécurité des consommateurs.
Comme dans
le secteur industriel, les faibles coûts de main d’œuvre
en Chine défient toute concurrence, mais n’explique
pas tout.
Les différents
organismes en charge de la sécurité alimentaire, que
nous ne pouvons pas citer ici vu leur nombre, imputent l’insécurité
alimentaire en Chine, mise à part la contamination du lait
dont on ignore si elle était accidentelle ou volontaire,
à l’utilisation de certains pesticides et à
un problème de pollution plus général.
Ainsi, la Chine
est confrontée à une pollution en profondeur de l’eau,
indispensable à la culture et à la transformation
des produits.
Si l’on
s’en tient à ce constat et, sans vouloir faire d’ostracisme,
comme l’affirme le président d’une ONG de défense
de la sécurité alimentaire, il existe une pollution
majeure en Chine.
Le réseau
d’alerte rapide européen a déjà identifié,
depuis le début de l’année 432 produits alimentaires
jugés dangereux provenant de Chine continentale, contre 355
sur l’année 2007.
Pour cette
raison, la Commission européenne a jugé, sans autres,
que la Chine n’était pas à la hauteur en matière
de sécurité alimentaire.
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