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Pour le moment,
la SNCF se propose d’indemniser en bons voyage les passagers
du TGV Perpignan Bruxelles, bloqués pendant 6 heures en rase
campagne, par suite d’une panne de motrice.
Sauf cas de
force majeure, la SNCF doit acheminer ses clients à bon port
or, la panne d’une motrice est un événement
prévisible et ne constitue pas un cas de force majeur.
La SNCF doit
être en mesure d’intervenir dans ce cas avec les moyens
appropriés pour dépanner, en fonction de la nature
de la panne, toute rame de voyageurs de manière à
acheminer les voyageurs dans les meilleurs délais et en toute
sécurité à bon port.
Il semble aller
de soi qu’une, une rame de voyageur en panne doit pouvoir
être tractée, par une locomotive électrique
ou thermique, disponible dans le dépôt le plus proche.
En attendant,
toutes les mesures doivent pouvoir être prises pour assurer
la sécurité et le confort des voyageurs.
Or, à
en croire les médias, les infortunés passagers de
ce TGV en panne ont été transformés en naufragés
du rail et sont restés dans des voitures sans aération,
dans le noir et sans le moindre approvisionnement.
Leurs conditions
d’évacuation de la rame en panne, à pied, le
long des rails méritent aussi d’être justifiées,
sans oublier que l’incident s’est produit, à
150 Km de Paris, pratiquement en région parisienne et non
pas dans une steppe, loin de toute civilisation.
Le préjudice
à indemniser est pour tous d’abord d’ordre physique
et moral, puis intervient, sur justification au cas par cas, les
pertes spécifiques des voyageurs, pour correspondances et
rendez-vous manqués.
Ce serait un
cas type pour une action collective, car le remboursement du billet,
sous forme d’un bon de voyage, risque de ne pas suffire à
tout le monde.
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