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Cette
première semaine mondiale de la sécurité routière
des Nations Unies, qui a eu lieu du 23 au 29 avril , est passée
pratiquement inaperçue chez nous.
Après
avoir réussi en 2006 à descendre en dessous du seuil
des 5000 morts, l’impression qui prédomine est celle
que nous avons atteint un palier difficile à franchir en
ce moment à la baisse.
En effet, les
relevés périodiques des accidents font souffler le
chaud et le froid sur les observateurs que nous sommes, sans trouver
d’explications rationnelles à cette évolution
en dents de scie.
Il s’agit
essentiellement de la circulation routière de loisir, sorties
nocturnes, départs en week-end et en vacances, d’automobilistes
sur lesquels on n’a pas d’emprise, autres que les contrôles
routiers et les sanctions.
Les automobilistes
qui circulent à titre professionnel le font sous le contrôle
et la responsabilité de leurs employeurs, ce qui pose d’autres
problèmes et feront l’objet d’autres commentaires.
Notre seconde
réflexion concerne l’augmentation régulière
du nombre d’automobilistes qui roulent sans permis.
Cette augmentation
est imputable pour ce qui concerne des conducteurs novices impatients
de prendre le volant, aux difficultés de décrocher
un permis en temps voulu et par son coût trop élevé
pour beaucoup.
Puis, il y
a ceux qui ont perdu leur permis à cause d’une infraction
grave ou par le grignotage des points qui y sont attachés.
Pour beaucoup,
la perte du permis signifie la perte de leur emploi ou l’impossibilité
de se rendre sur leur lieu du travail, ce qui revient au même.
Or, repasser
le permis leur pose les mêmes problèmes qu’aux
candidats novices, un problème de délai et de coût,
surtout s’ils ont perdu entre temps leur emploi.
Ce sont des
explications mais certainement pas des justifications.
Conduire sans
permis est un délit lourdement sanctionné par la loi,
à condition d’être pris bien évidemment.
Cependant,
rouler sans permis signifie rouler sans assurances avec toutes les
conséquences que cela comporte et dont les automobilistes
doivent être conscients.
Si la perte
du conduit par son assuré peut échapper à l’assureur
à l’occasion d’un accident matériel mineur,
il en va autrement dès qu’il s’agit du moindre
accident corporel.
Les victimes
ne souffrent pas de l’absence d’assurance car elles
seront indemnisées par le Fonds de garantie automobile, dans
les conditions pratiquées par les assureurs.
Cependant,
pour l’auteur de l’accident ce n’est pas terminé
car le fonds de garantie est subrogé dans les droites actions
des victimes qu’il indemnise.
Il usera de
tous les vois légales à sa portée pour rentrer
dans ses débours et ce quelque soit le temps que cela prendra.
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